Retour en haut

articles

Sylvain Gagnon * Films sur des voyages de pêches exotiques

Une invitation à tous nos membres pour une soirée spéciale lors de notre vendredi du 25 janvier 2019 avec la présentation, par notre invité Sylvain Gagnon de la « Boîte à mouches » de Saguenay, de films sur des voyages exotiques de pêche (Islande, Argentine, etc.).

La soirée débute à 19 heures à notre local habituel sis au 7501, François-Perrault, salle 202. En espérant vous voir nombreux.

Montage libre 18 janvier

Notre première rencontre de la saison hiver-printemps 2019 débute le vendredi 18 janvier avec un montage libre. La mouche suggérée est la "Hare's Ear Flymph".

Quiz 17 janvier 2019 – réponses

Pouvez-vous identifier ces mouches ? Blue Wing Olive Parachute BH American Pheasant Tail Tan Elkwing Caddis Wolly Bugger Streamer Adams Parachute Dry Fly Chernobyl Ant Bead Head Prince Bead Head Caddis Pupa Griffith's Gnat Royal Wulff Adams Hares Ear Nymph Copper John Nymph Stimulator-Yellow Henryville Special Royal Coachman A Adams Parachute Dry Fly B C Bead Head Caddis Pupa D Bead Head Prince E F Chernobyl Ant G H J K L M N O P...

Continue reading

Entretien de Gilles avec Selma Aïssiou

Le but de ces entretiens est de faire connaître des membres qui ont contribué à l’essor de notre association. Notre groupement est membre associé de la Fédération québécoise du saumon atlantique. Nous avons plusieurs membres qui pêchent le saumon. C’est pourquoi je m’entretiens avec Selma Aïssiou, présidente de la section de Montréal de la FQSA qui contribue à la promotion de notre association.

Q. D’où vient votre intérêt pour la pêche à la mouche?

Bonjour Gilles,

Bonjour à tous les membres-lecteurs de l’association des M.M.M.,

Comme bien des pêcheurs à la mouche, mon intérêt pour ce qui est devenu ma passion, au fil des ans, remonte à ma tendre enfance. Alors que j’avais environ 3 ans, j’ai été initiée à la pêche par mon père et mon oncle, sur le bord de la mer Méditerranée. Je les suivais littéralement partout! Ensuite, nous avons immigré au Canada, j’avais environ 7 ans. J’ai continué à pêcher, mais dans le fleuve Saint-Laurent, cette fois. À l’époque, je peux même dire que ma passion m’avait aidée à me faire des amis… Je les ai tour à tour initiés à la pêche et nous nous retrouvions tous les jours après l’école, au bord de l’eau à Verdun, petit coffre et canne au lancer léger en mains! Nous devions avoir deux cannes pour « toute la gang », mais le plaisir était aussi de partager. D’ailleurs, je me souviens encore des gentils membres de l’ancien club de bateaux V.M.B.C., qui nous encourageaient et qui nous donnaient leurs « meilleurs leurres » et trucs, car déjà en 1991, ils trouvaient beau de voir des jeunes pêcher. Comme quoi, la préoccupation pour la relève en pêche sportive…

Puis, un soir, en voulant faire un dernier lancer, j’ai accroché le bout de ma canne dans un arbre et celle-ci s’est brisée dans mes mains… Il fallait voir la tristesse collective qui s’en est suivie! En plus, c’était la canne de mon père. Comme nous n’étions pas riches et que mes deux parents devaient travailler d’arrache-pied pour subvenir à nos besoins, laissez-moi vous dire qu’il n’a jamais été question d’acheter une canne à pêche de remplacement. Je me souviens, j’avais trouvé cet été-là très long…

 

Quelques années plus tard, au début de mon adolescence, en marchant sur la rue Wellington à Verdun, mes amis et moi avons découvert cette Maison de Jeunes (MDJ) très, très particulière…  D’abord, nous avons pris notre courage à deux mains, puis avons décidé d’y entrer malgré la grosse musique forte et la gang de « vieux » de 16‑17 ans qui bloquaient l’entrée. Je ne le savais pas encore, mais cette MDJ allait changer ma vie! Nicole et Fabienne, deux animatrices de l’époque, nous ont admirablement bien accueillis en nous présentant à tous les jeunes sur place, ce qui nous a donné le goût de revenir. Puis d’une visite à l’autre, entre une manche de ping-pong et une partie de Mississippi, j’ai décidé d’aller voir ce qui se passait au 2e étage… Bon, je rasais les murs tellement j’étais gênée, mais quelle ne fut pas ma surprise en voyant toutes ces photos de jeunes tenant un poisson dans leurs mains…et on voyait même sur l’une d’entre elles une fille brandissant un énorme poisson : un saumon atlantique! C’est alors que Marie-Ève s’est approchée pour m’expliquer que j’étais devant le « mur des célébrités » et que ce saumon-là, elle l’avait capturé pendant un camp d’été en Gaspésie, organisé avec l’aide d’un certain Monsieur François Chapados. Quoi?! Je veux participer à un camp d’été moi aussi! Et c’est ainsi que j’ai découvert l’existence du groupe de pêche à la mouche de la Maison de jeunes Point de Mire de Verdun… Dès l’âge de 13 ans, je commençais à développer ma passion pour ce sport hors du commun, surtout à Montréal, il faut l’avouer. On nous apprenait à lancer, à faire les principaux nœuds et même à monter des mouches! Chaque jour qui passait, je développais cette passion grandissante en ajoutant un nouveau mot à mon vocabulaire et en enrichissant ma culture halieutique. Les termes waders, caddis, salmo salar, soie, nœud d’anguille, nymphing, tinsel, marabout, krystal flash, down stream, rotation, alouette… n’avaient plus de secrets pour moi! (Rires!) Cette même année-là, je participais au salon « Sportsmen » avec la MDJ, à Montréal, et j’étais en mesure d’aider les nouveaux qui voulaient faire partie de notre groupe, en leur transmettant les connaissances que j’avais acquises. Wow, et moi qui pensais ne plus jamais pêcher de ma vie…

 

Au fil des ans, mon implication à la MDJ m’a menée à y travailler pendant 4 étés de suite, puis à y consacrer presque tous mes temps libres, une fois mes études universitaires terminées. Que ce soit pour participer à des événements et activités d’autofinancement, pour accompagner les jeunes et animateurs aux différents salons de chasse et pêche dans la province, pour enseigner le lancer et la précision en gymnase ou pour les guider lors de leur première sortie de pêche au saumon, j’étais toujours prête, « leur bénévole #1 », comme disaient Mario et Joannie, en riant! On rigole beaucoup avec ça, mais il y a plusieurs bénévoles passionnés qui sont venus nous rencontrer à la MDJ. Par exemple, je me souviens de Claudel Déry qui nous a appris à monter des CDC, de Gilles Vaillancourt qui nous a transmis ses notions d’entomologie, de Paul Leblanc qui nous a montré comment monter sa célèbre Orange grey ghost , d’Yvon Gendron qui m’a appris à « tourner du poil » de chevreuil correctement ou encore de Claude Bousquet qui nous a divulgué tous ses secrets concernant sa fameuse trottinette (et autres mouches mystérieuses)!

Aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine (quand j’arrondis…(Rires!)), je me considère extrêmement chanceuse de pouvoir combiner deux de mes plus grandes passions dans la vie. Le jour, j’enseigne dans une école primaire de Verdun et le soir, après le travail, savez-vous ce que j’aime le plus faire? Vous l’aurez peut-être deviné. J’adore me promener sur le bord de l’eau avec mon chien Ralf, petit coffre et canne à mouche en mains…

Q. Vos diverses implications dans la pêche à la mouche?

Depuis plusieurs années déjà, j’ai l’honneur de participer au Mentorat organisé par la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), qui a lieu durant le week-end de la fête du Travail. En tant que mentor, j’accompagne deux pêcheurs/pêcheuses le samedi et deux autres le dimanche. En bref, mon rôle est de les initier au monde du saumon et comme nous passons la journée ensemble, à l’air pur sur le bord d’une belle rivière, j’en profite pour aborder plusieurs sujets (techniques, types de lancers et de cannes, mouches, nœuds, équipement, lecture d’une rivière, sécurité, etc.) Vous en conviendrez, un week-end pour apprendre tout ça, c’est impossible! Toutefois, le but premier d’un mentor est de transmettre sa passion… Je me dis que de toute manière, le reste viendra avec le temps… et la pratique! Petite parenthèse : grâce aux réseaux sociaux, je remarque que la plupart de ceux et celles que j’ai initiés continuent de pêcher au saumon et cela m’encourage au plus haut point!

 

En plus des mentorats à la fête du Travail, je m’implique au niveau du Mentorat Féminin de la FQSA, organisé par mon amie Sylvie Tremblay. Par ailleurs, comme l’expression le dit si bien, « jamais 2 sans 3 »! À chaque fin août, je me retrouve sur la rivière St-Jean-Saguenay, avec une autre belle équipe de mentors passionnés, comme Louise Laparé et Suzanne Beaudet. C’est une belle initiative locale à laquelle on m’invite maintenant depuis 2015.

En 2011, j’ai décidé de pousser ma technique de lancer et d’enseignement à un niveau supérieur, ce qui m’a amené à lire et étudier les ouvrages des plus grands, telle que Joan Salvato Wulff (mon idole!), que j’ai d’ailleurs rencontrée à son école dans les montagnes Catskill. Je vous conseille fortement son livre, Joan Wulff’s Fly-Casting Techniques, si vous ne le possédez pas déjà! Ainsi, en mai 2012, grâce au précieux soutien de mon ami Pascal Moreau, j’ai réussi à passer les examens écrits et pratiques pour obtenir ma certification d’instructrice de lancer (C.I.), décernée par Fly Fishers International (anciennement Federation of Fly Fishers), basée dans le Montana. Tous mes efforts ont finalement porté fruit, il ne faut jamais abandonner!

Comme j’aime me tenir occupée, mon implication dans le monde de la pêche à la mouche ne s’arrête pas là… D’abord, je suis très fière de m’être impliquée pendant deux ans sur le conseil d’administration de la FQSA, à titre de présidente régionale de Montréal. Ça m’a permis de voir une autre facette du monde de la pêche au saumon. Avec la fusion récente de la FGRSQ et FQSA, les dossiers n’étaient pas simples, mais j’ai beaucoup appris en tant qu’administratrice. De plus, depuis une quinzaine d’années, je collabore avec le magazine Sentier Chasse-Pêche à titre de photographe (avec Mario Viboux), puis au niveau des réseaux sociaux, plus récemment. De temps à autre, je suis invitée à donner des ateliers et conférences lors de divers événements liés à la pêche à la mouche (ex : programme Fauniquement Femme de la FédéCP) et même dans certains médias, pour partager ma passion. Sur le plan de l’équipement, je suis également pro-staff depuis une dizaine d’années, pour les compagnies SAGE, REDINGTON et RIO PRODUCTS. Plus localement, j’organise avec mes élèves du primaire des ateliers d’initiation à la pêche à la mouche, en collaboration avec les ados de la MDJ Point de Mire. Au menu, pratique de lancers au parc du coin, éthique & pêche sportive, biologie, entomologie et midis « montage de mouches ». Le tout se termine par une sortie de pêche dans un plan d’eau où les jeunes sont certains de capturer une truite avec les mouches qu’ils ont montées eux-mêmes… Des moments magiques qui resteront gravés dans leur mémoire!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Q. Vous a été élue présidente de la section de Montréal de la FQSA, quel est votre rôle?

En effet, je siège sur le conseil d’administration (C.A.) de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, à titre de représentante des membres habitant la grande région de Montréal. Bien que je ne m’attendais jamais à m’engager un jour à ce niveau quand même assez « politique », j’ai accepté avec plaisir cette opportunité qui m’a permis de mieux comprendre l’ensemble des enjeux liés à la pêche au saumon.

En bref, selon nos statuts et règlements généraux, les présidents régionaux restent en fonction pour une durée de deux ans et disposent des pouvoirs généraux qui leur sont dévolus en tant que membres du C.A. Ils représentent l’ensemble des acteurs liés à la conservation du saumon atlantique ainsi qu’à la pratique, l’organisation et la gestion de l’activité de pêche sportive. Un président régional doit participer aux C.A. de la FQSA, qui ont lieu au siège social, à Québec, ou à tout autre endroit prédéterminé. Ce conseil d’administration doit se réunir au minimum deux fois par année, mais c’est au besoin et selon les situations qui se présentent. Pour vous donner une idée, jusqu’à maintenant (décembre 2018), nous avons été convoqués à 11 C.A. Disons que ça me garde plus qu’occupée, pour ne pas dire exceptionnellement surchargée. À titre d’exemple, nous sommes appelés à travailler en comité et sur plusieurs projets d’envergure, tels que le Plan de développement de la pêche au saumon et de la pêche sportive au Québec (2017-2022), qui est issu d’un investissement de 14 M $ du gouvernement du Québec et qui divise en plusieurs volets les enjeux relatifs au développement de la pêche au saumon, comme les infrastructures d’accueil et d’accès, la protection de la ressource, la promotion et la sensibilisation, etc.

Par ailleurs, un président régional doit s’adjoindre un(e) vice-président(e) et un(e) secrétaire pour soutenir la mise en place d’un petit comité régional (structure qui reste encore à bien développer). De plus, il peut être appelé à participer aux Tables Faune Régionales, à supporter les membres en région pour régler les problématiques et conflits, à collaborer au développement régional d’activités liées à la pêche sportive (ex : Festival PALM, Cocktail dînatoire, etc.) et plus encore.

Enfin, un président régional doit promouvoir l’adhésion à la FQSA de membres de sa région. Je profite de cette occasion pour remercier tous ceux et celles qui soutiennent notre Fédération et qui contribuent, par le fait même, à la conservation et à la défense du saumon et de ses habitats, à la promotion et à l’amélioration de la qualité de pêche, à l’éducation relative à l’environnement en lien avec le saumon et le programme Histoire de saumon et finalement, au rayonnement des plus belles rivières du monde…

Q. Quel est l’avenir tant en ce qui concerne la conservation du saumon que la relève chez les pêcheurs au saumon?

C’est une excellente question. Je crois que les deux vont de pair… Si nous voulons assurer la conservation du saumon, à long terme, nous devons garantir une implication sociale et assurer une relève solide de pêcheurs à la mouche passionnés et surtout, impliqués.

D’abord, en ce qui concerne la conservation du saumon, nous ne pouvons nier le fait que plusieurs obstacles écologiques nuisent à son avenir, sans compter la nature même de l’espèce. En tenant compte de la mortalité naturelle et de la prédation, seulement 4 saumons adultes issus des 8 000 œufs initiaux reviennent dans leur rivière, après avoir séjourné en mer. De plus, ajoutons les autres facteurs que nous connaissons, tels que la prolifération des stocks de bars rayés, les phoques, les fous de Bassan, le réchauffement climatique, les maladies entraînées par l’aquaculture… Enfin, il n’est pas question d’un seul problème, mais certainement d’un ensemble de facteurs qui ont mené au déclin du saumon dont il est question. Ceci étant dit, la solution n’est pas si simple et ne repose sûrement pas sur l’élimination d’un seul de ces facteurs ou la mise en place d’une seule pratique miraculeuse… Heureusement, c’est aussi l’un des rôles de la FQSA et de la Fondation Saumon, de veiller à une intervention variée et équilibrée, en soutenant financièrement des études et des projets qui s’attaquent à chacun des vecteurs nommés précédemment, par exemple. Malgré tout, en comparant l’évolution des stocks de saumons dans les rivières québécoises par rapport à toutes celles de l’est du Canada, je me permets de rester optimiste et de croire en la gestion efficace de notre ressource, en faisant confiance à toutes ces organisations et associations locales qui font des pieds et des mains pour assurer, de près ou de loin, la surveillance du territoire, l’éducation auprès des pêcheurs, la conservation et la pérennité de l’espèce.

Par ailleurs, avec un peu de recul, on doit reconnaître que plusieurs actions ont été entreprises pour la conservation du saumon, au cours des dernières décennies. Que ce soit en mer (élimination des pêcheries commerciales) ou en rivière (promotion de la remise à l’eau, baisse des quotas/tags en pêche sportive, programme des habitats de la Côte-Nord et nouvelle station piscicole de la Romaine, différents projets subventionnés par la fédération, etc.), nous pouvons être fiers de ce qui a été accompli jusqu’à présent et la FQSA n’y est pas étrangère… Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire, comme essayer de comprendre les facteurs de survie en mer, mais nous devons maintenir nos actions et surtout, comme je le disais plus tôt, assurer une relève solide de pêcheurs de saumon qui agiraient, en quelque sorte, de porte-étendards de l’espèce.

Pour conclure, nous ne pouvons faire abstraction de la courbe démographique qui reflète un déclin en termes de nombre de pêcheurs, surtout auprès de ceux qui sont arrivés massivement au début des années 1980, avec le déclubage et l’accès plus facile à nos rivières. En contrepartie, il faut se réjouir des initiatives observées ces dernières années, avec entre autres l’arrivée sur nos écrans des Hooké, Wildcats, Lendemain de Trôle, Kalamouche, Le Roi des rivières, elles pêchent ou encore la multiplication d’activités rassembleuses telles que les différents mentorats sur les rivières à saumon, La pêche au féminin, le Forum spey de Sherbrooke, les soirées Bière&Mouche, La pêche est belle, Action Saumon et le festival PALM, qui ont créé un « buzz » dans notre milieu. Naturellement, il ne faut pas non plus oublier les efforts soutenus des associations locales comme les Moucheurs du Montréal Métropolitain, qui font la promotion de la pêche à la mouche depuis si longtemps! Je pense qu’avec toutes ces initiatives, la relève est assurée dans sa pluralité et c’est exactement ce qu’il faut encourager, selon moi. Sur ce, au plaisir de vous croiser à l’une ou l’autre de ces activités!

Au nom des membres du C.A. des MMM nous vous remercions pour votre implication au sein de la FQSA et soyez assurée de notre appui.

Gilles Dubé, président

Portes ouvertes le 11 janvier

Le 11 janvier 2019, aura lieu notre soirée "Portes ouvertes". C'est l'occasion de prendre connaissance des différentes activités offertes lors de notre saison hiver-printemps 2019.
© Pierre Perron MMM 2018