Un grand nombre de nos membres s’adonnent à la pêche en lac. Cette pêche est plus difficile que la pêche en rivière selon les experts. Stéphane a su combler les attentes de nombreux pêcheurs en donnant le cours sur les techniques de pêche en lac et en les accompagnant lors de sorties en pourvoirie afin de mettre en pratique cet enseignement.

Q.          D’où vient votre intérêt pour la pêche à la mouche?

R.          J’ai commencé à pêcher à la mouche vers l’âge de 15 ans, ça fait déjà 37 ans. Mon père suivait des cours de lancer et de montage chez René Pétrin à Saint-Thomas D’Aquin et c’est comme ça que l’intérêt s’est manifesté.

Q.          Comment s’est développé cet intérêt pour la pêche à la mouche?

R.         Ma première canne a été une Cherrywood de Berkley 9’ soie 8-9. C’était un ensemble moulinet et soie. J’ai commencé à fabriquer mes premières mouches vers l’âge de 16–17 ans avec un ensemble de montage de mouche, étaux et matériaux de montage. Je pense que ma persévérance et ma détermination ont contribué au développement de mon intérêt pour la pêche à la mouche. Comme je le dis souvent, j’ai eu et j’ai la chance d’être bien entouré d’excellents pêcheurs dont un qui est un grand ami personnel, Claudel Déry. Peu importe l’âge et l’expérience, il y a tant à apprendre de ce magnifique sport, il suffit d’observer pour apprendre.

De 1987 à 2004, cela a été des années de découvertes, que ce soit de compagnons de pêche, de nouvelles rivières au Québec (Chaudière, St‑François, Richelieu, Magog) et aux États-Unis (Vermont) et de boutiques spécialisées pour l’achat de matériel de montage et de cannes.

L’année 2004 a été charnière dans mon développement de pêcheur à la mouche. C’est l’année où mon compagnon de pêche, Claude Bédard, m’a proposé de faire partie d’une équipe de pêche à la mouche de l’Ontario pour le championnat canadien qui avait lieu à Montebello au Kenauk Nature (Québec). C’est là que j’ai appris à pêcher en lac. Avec l’équipe, Les Chiens d’Eau (Water Dog’s), on a fait plusieurs championnats au Canada (Alberta, Colombie‑Britannique, Ontario et au Québec).

En 2010 avait lieu le 2e Championnat provincial dans la région de Mont‑Tremblant, en équipe de deux, mon ami Claudel Déry et moi avons terminé 3e pour la médaille de bronze.

De 2010 à 2016, j’ai été « pro staff » LOOP Canada.

En 2012, au 10e Championnat canadien de pêche à la mouche à Mont‑Tremblant, notre équipe Les Chiens d’Eau, avec Claudel Déry comme nouvel équipier, s’est classée 2e pour la médaille d’argent.

L’année 2019 en est une autre de changement, j’ai réuni deux passions la moto d’aventure et la pêche à la mouche. Durant l’hiver 2019, j’ai préparé un voyage de pêche en moto au Colorado et dans l’Utah en solo. Malgré ma mésaventure en Utah, je suis en train de préparer ma prochaine aventure pour 2020, un voyage en moto dans le Wyoming (parc de Yellowstone) et le Montana.

Q.         Vous êtes membre des MMM depuis quelle date?

R.         Je suis membre depuis 2015 environ.

Q.         Quelle est votre implication au sein des MMM?

R.         Mon implication avec le MMM a débuté en 2014, Claudel Déry m’avait demandé d’être accompagnateur pour la sortie de pêche en lac à la pourvoirie St-Zénon.

En mai 2015, sans le savoir, une amitié avec les membres et le club des MMM prend son envol. Claudel Déry me propose de faire une journée d’initiation à la pêche en lac de style Loch-Style (pêche à la dérive) à la pourvoirie Baroux. Par la suite, il y a eu une journée d’initiation à la pêche à la nymphe sur la rivière du Diable. Suite à l’engouement des membres, on a décidé de répéter ces deux activités pour 2016. C’est à partir de l’été 2016 que j’ai proposé à Claudel Déry que nous montions un cours sur la pêche en lac pour l’hiver 2017 avec sortie pour mettre en pratique les techniques apprises durant l’hiver. À notre grande surprise, cela a suscité un engouement pour ce style de pêche. Suite aux commentaires des membres, nous avons récidivé à l’hiver 2018 avec quelques changements.

Je suis toujours, quand le temps me le permet, disponible soit comme instructeur ou accompagnateur et aussi pour répondre aux questions en privé sur le net. J’ai eu et j’ai la chance d’être bien entouré par d’excellents pêcheurs et, pour moi, c’est tout à fait normal de partager ce que j’ai appris de mes observations. Il ne faut jamais oublier que nous avons toutes et tous été débutants!

Q.         Vous avez été désigné bénévole de l’année par le C.A. des MMM, que ressentez-vous?

R.         Ouf, ça été beaucoup d’émotions! C’est plus facile pour moi de donner que de recevoir, c’est gratifiant d’être reconnu par ses pairs. C’est un gros merci que j’ai reçu et j’en suis très reconnaissant.

Q.         Comment voyez-vous l’avenir de la pêche à la mouche?

R.         L’avenir de la pêche à la mouche, je la vois fleurissante! Tant et aussi longtemps qu’il va y avoir des clubs comme les MMM, des passionnés, des pécheurs qui partagent leur savoir, et bien, la pêche à la mouche va demeurer vivante. La pêche à la mouche est un partage de savoir!

Gilles Dubé, président

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