Rencontre avec Jacques Duhaime, conseiller au soutien technique chez Videotron. Il est instructeur de lancer aux MMM et ce depuis plusieurs années.

Q.    Jacques d’où vous est venu votre intérêt pour la pêche à la mouche?

R.    J’ai été initié avec Robert Lalonde au lancer de pêche à la mouche par son père Jean-Paul, membre des MMM et instructeur de lancer. J’ai apprécié la légèreté de l’équipement et les différentes techniques de lancer. J’ai rencontré d’autres passionnés de pêche à la mouche.

Q.    Quelle a été votre implication au sein des MMM?

R.    Après avoir suivi des ateliers de lancer avec Franco Messina, Robert Synnot et Georges Roy et compte tenu des compétences acquises j’ai été invité à devenir instructeur de lancer. J’ai accepté parce que j’avais le goût d’enseigner à d’autres personnes les techniques apprises.

J’ai animé quelques années l’atelier de nœuds avec la collaboration d’autres instructeurs de lancer.

Q.    Vous agissez à titre d’instructeur de lancer depuis plusieurs années. Pouvez-vous nous décrire l’évolution dans l’enseignement des lancers chez les MMM?

R.    Au moment où je suis devenu instructeur, nous donnions des ateliers de lancer d’une journée sur une base individuelle. Tu voyais une personne une fois. L’apprentissage du lancer était minime. L’association a développé depuis quelques années un stage 1 de lancer. C’est génial. Il s’agit d’un cours de base de lancer de pêche à la mouche qui s’échelonne sur cinq samedis. Nous enseignons la technique de base du lancer et par la suite, nous pouvons développer les habiletés de chaque participant. Depuis deux ans, un stage 2 a été mis sur pied. À cette occasion, les participants approfondissent la technique de base et apprennent la double traction, le lancer de distance et le lancer de précision.

La création de ces cours a permis une homogénéité dans les techniques d’enseignement chez les instructeurs. Chaque instructeur a une approche pour enseigner qui lui est propre, mais le contenu du cours est le même. Autrement dit, le contenant est le même, mais l’emballage est différent.

Ces cours permettent aux participants d’acquérir une bonne technique de pêche à la mouche, ce qui leur permet d’avoir plus de succès lors de leur sortie de pêche.

Nous pourrions poursuivre cette évolution en donnant des cours de lancer Spey à une main et à deux mains.

Q.    À part d’être instructeur de lancer, quels sont les autres aspects qui vous attirent dans cette activité?

R.    Je monte des mouches Je trouve ça relaxant et j’admire la beauté des mouches montées. J’ai suivi des cours de montage chez les MMM. Lors du concours de montage de mouches lors de la célébration du 25eanniversaire de fondation des MMM, j’ai gagné la médaille de bronze pour la mouche sèche Dark Montreal que j’avais montée.

Je vais également à la pêche à la truite et au saumon.

Q.    En regard de la pêche au saumon j’ai entendu à l’occasion des membres des MMM vous donner le surnom de saumonier. Quel est l’origine de ce surnom?

R.    Lors du banquet pour souligner le 20eanniversaire de fondation des MMM en 2004, j’ai gagné le prix de présence principal lors du tirage soit un voyage de pêche au saumon d’une durée de 3 jours sur la rivière Moisie. Ce fut un voyage de rêve. J’avais un guide, un Montagnais et lors de ce voyage, j’ai capturé un saumon de 17 livres. J’ai bénéficié d’un transport par hélicoptère et nous sommes ressortis en hydravion.

Q.    Êtes-vous toujours aussi chanceux?

R.    Je dois dire que cela m’arrive assez souvent. Lors d’une journée promotionnelle des MMM, j’ai gagné une canne à moucher. Lors de la dernière soirée Vins et fromages en 2016, j’ai gagné un forfait de 3 jours 2 pêcheurs sur la rivière York.

Duhaime au nom du C.A. des MMM, je vous remercie de votre implication au sein de l’association. Pour cette raison, les membres du C.A. vous ont désigné bénévole de l’année.

Gilles Dubé, président

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